La crainte revient à chaque rendez-vous : « il va falloir tout changer ». Non. L'obligation de recevoir vos factures électroniques dès septembre 2026 se branche, dans la plupart des cas, sur ce que vous utilisez déjà. Voici les trois configurations que nous rencontrons, et ce qu'il faut faire dans chacune.

Ce qui ne change pas avec la facture électronique
Commençons par rassurer : votre logiciel de comptabilité ou de facturation et vos habitudes de règlement restent en place, votre expert-comptable aussi. La réforme n'impose ni nouvel outil de gestion, ni changement de banque, ni migration de vos données. Pour l'échéance de septembre 2026, elle impose une seule chose : être en mesure de recevoir vos factures fournisseurs via une plateforme agréée. Le simple email avec un PDF, lui, disparaîtra progressivement : dès septembre 2026 pour vos fournisseurs grandes entreprises et ETI, en septembre 2027 pour tous les autres.
Configuration 1 : vous avez un logiciel de gestion récent
C'est le cas que nous rencontrons le plus souvent, et le plus simple. Les éditeurs récents de facturation et de comptabilité sont, pour la plupart, déjà reliés à une plateforme agréée ou en train de le devenir. Une question à votre éditeur suffit : « à quelle plateforme agréée serez-vous raccordé pour la réception, et que dois-je activer ? ». Souvent, la réponse est une case à cocher et une adresse à vérifier dans l'annuaire central.
Configuration 2 : vous travaillez sur Excel, papier ou un vieux logiciel
Rien ne vous oblige à changer d'outils pour autant. Vous pouvez ouvrir un compte directement chez une plateforme agréée : elle recevra vos factures et vous les mettra à disposition, un peu comme une boîte de réception dédiée. C'est l'occasion de choisir une plateforme dont l'interface vous convient, et votre expert-comptable a probablement une recommandation pour ses clients dans votre cas.
Configuration 3 : votre expert-comptable gère tout
Beaucoup de petites entreprises délèguent la comptabilité de bout en bout. Dans ce cas, la question se règle avec le cabinet : beaucoup s'équipent pour recevoir au nom de leurs clients, via leur propre outil relié à une plateforme agréée. Une conversation avant la rentrée suffit pour valider qui reçoit, où, et comment vous accédez à vos pièces.
Dans les trois cas, le chemin est le même : identifier la plateforme, vérifier le raccordement, tester la réception. Rien qui ressemble à un grand chantier.
Votre configuration, votre geste
Touchez le cas qui vous ressemble.
Une question à votre éditeur : « à quelle plateforme agréée serez-vous raccordé pour la réception, et que dois-je activer ? ». Souvent, une case à cocher suffit.
Un compte directement chez une plateforme agréée, comme une boîte de réception dédiée. Vos outils actuels, eux, ne bougent pas.
Une conversation avant la rentrée : qui reçoit, sur quelle plateforme, et comment vous accédez à vos pièces. Le cabinet a probablement déjà sa solution.
Le vrai gain se joue après le branchement
Recevoir proprement n'est que la première marche. Une fois vos factures dématérialisées, tout le traitement qui suivait la boîte mail peut s'automatiser : le tri par fournisseur, le rapprochement avec les bons de commande, les relances d'échéances, et la fin des ressaisies entre vos outils. C'est là que la contrainte réglementaire peut devenir du temps rendu, et c'est notre métier, détaillé sur notre page automatisation des process.
Vous voulez savoir dans quelle configuration vous êtes, et ce qu'il y a vraiment à faire chez vous avant septembre ? Appelez-nous : vingt minutes avec Jennifer, cofondatrice, sans engagement. Vous repartez avec la réponse et la liste des actions à mener.